Que se passe-t-il
le 31 mars 2021 ?

Le 31 mars la dernière tranche de la centrale thermique du Havre sera clôturée. Le démantèlement du service public de l'énergie continue : un secteur sacrifié, des salariés oubliés et 60 ans d’histoire bafouée.

La fermeture de la centrale n’est que le reflet d’une politique avec laquelle nous sommes profondément en désaccord. Les milliers d’euros de rénovation, qui ont été investis par EDF, n’ont servi à rien et représentent un véritable gâchis économique et industriel.

La dilapidation des finances d’EDF s’accompagne de la destruction de l'emploi. En effet, cette décision a un impact direct sur nos emplois, c'est près de 300 personnes qui subissent de près ou de loin la marque du gouvernement Macron.

C’est pourquoi, nous invitons tous les Havrais et Havraises à se rassembler le 31 mars pour nous apporter leur soutien !

Informations pratiques

Quand : 31 mars 2021

L’heure : de 10h à 13h

Où : Parking prestataire de la centrale

Revivez la journée du 31 Mars en vidéo :

Live de la journée évènement du 31 mars 2021

Revivez en vidéo tous les temps forts dela journée évènement que vous avez été nombreux à soutenir.

Reportage "Quel gâchis !"

Une équipe de tournage est partie à la rencontre des salariés de la centrale avant sa fermeture…

Une situation absurde

220 millions d’euros partent en fumée !

En 2014, EDF a investi des sommes colossales dans la modernisation de la centrale dont 160 millions d’euros dans le système de dépollution de traitement des fumées.

Une modernisation, qui s’inscrivait dans un programme de rénovation sur trois ans de trois unités de production de 600 MW, situées au Havre et à Cordemais, pour un investissement global de 480 millions d’euros.

Cette rénovation, en plus de répondre à des objectifs environnementaux (baisse de la consommation d’énergie, baisse des émissions de CO2 et réduction quasi-totale de l’émission des particules fines et du soufre), s’accompagnait d’une promesse de prolongement de la durée de fonctionnement de la centrale jusqu’en 2035 pour les salariés.

Quel résultat 7 ans plus tard ? EDF fait volte-face et la centrale doit fermer malgré des investissements colossaux pour servir les intérêts électoraux du gouvernement Macron.

Un secteur sacrifié...

Par ici la sortie ! La France s’apprête à tourner la page du charbon dans les pires conditions imaginables. EDF et l’État exigent une fermeture précipitée de la centrale thermique Havraise. Malgré les mises en garde des acteurs du secteur, les turbines s’arrêteront bel et bien le 31 mars.

Pourtant, l’Union Européenne préconise une sortie du charbon d’ici 2035 avec la mise en place d’un plan d’accompagnement des salariés touchés par ces mutations profondes de l’industrie. Malgré une pseudo volonté affichée de la part d’EDF pour trouver des solutions de conversions, c’est bel et bien le clap de fin pour la centrale thermique du Havre. En effet, pour répondre aux promesses électorales du Président Macron, EDF a pris, dans l’ombre, des décisions arbitraires que nous subissons sans pouvoir d’action sur la destruction de notre secteur.

La fermeture du site s’accompagne ainsi d’une instabilité quant à l’avenir du personnel et de nombreuses difficultés pour leurs redéploiements. L’État abandonne entièrement les salarié.e.s face à leurs inquiétudes.

...pour servir la politique de verdissage de Macron

À l’heure où le Président Français se livre à une performance de verdissage de sa politique auprès des puissances européennes et de l’envoyé spécial climat du Président Joe Biden dans le cadre de la lutte climatique, les faits sont là : les choix du gouvernement sont contradictoires.

Avec ce démantèlement, les mégawatts non produits en France le seront à l’étranger avec des répercussions écologiques bien plus importantes. La production allemande pollue à hauteur de 30% alors que la production française représente moins de 2% des émissions de Co².

Par conséquent, utiliser la préservation de l’environnement comme raison de la fermeture des centrales françaises n’est qu’un leurre afin de rester dans la course européenne et répondre aux objectifs fixés par Bruxelles.

Le secteur du charbon reste essentiel !

Aujourd’hui, malgré cette volonté affichée de la suppression de la filière, nous avons encore besoin du charbon. Les centrales thermiques à charbon permettent une grande réactivité en cas de pénurie d’énergie et sont nécessaires en cas de pointes de consommation.

Pour cette énergie non stockable, la production doit toujours être égale à la consommation d’électricité.  La production se fait en flux tendu. En hiver, lorsque les besoins en électricité augmentent fortement seul les moyens pilotables (nucléaire, hydraulique et thermique) peuvent répondre à l’augmentation de la demande contrairement aux moyens intermittents (éolien et solaire) dont la disponibilité varie en fonction des conditions météorologiques et de l’alternance jour/nuit.

Le charbon fait partie de ces moyens pilotables et ce qui ne sera plus produit en France sera importé. Pourtant, une production française a moins d’impact sur l’environnement que l’importation depuis d’autres pays européens comme l’Allemagne.

En savoir plus sur les énergies pilotables Cliquez-ici >

Rejoignez le mouvement pour une énergie publique !

Pour rejoindre le mouvement en signant la pétition pour le service public de l’énergie !

Signer la pétition

Alors qu’il est primordial de préserver ce bien commun qu’est l’énergie, l’Etat et la direction d’EDF, perpétuent la mise en concurrence des moyens de production français avec le projet Hercule.

Le démantèlement de l’entreprise intégré EDF continue avec ce projet dévastateur. Alors que les moyens de productions (nucléaire, hydraulique, thermique, éolien, solaire) sont complémentaires et assurent le bon fonctionnent du système global, les gouvernements se succèdent et font le choix de céder le service public aux puissances financières au détriment des Français et des Françaises.

Nous devons reconstituer un service public de l’énergie fort qui réponde l’intérêt général, et non aux intérêts privés ou électoraux de Macron.

Pour préserver le modèle français de l’énergie, nous nous inscrivons dans une démarche plus large de mobilisation globale #PourUneEnergiePublic.
Ne cédons pas !